Un mec qui vend des alarmes m’explique la psychométrie. C’est…

Un mec qui vend des alarmes m’explique la psychométrie.

C’est LinkedIn en 2026.

Tu passes 20 ans à développer des outils. Tu les calibres. Tu les étalonnes. Tu les fais utiliser par 900 psychologues. Tu publies un constat de terrain.

Et là, dans les commentaires, un type dont l’expertise va de la charcuterie à l’objet publicitaire t’explique que ton travail c’est de la « tambouille maison ».

Le plus beau ? Il n’a jamais ouvert un manuel de psychométrie. Jamais lu une étude sur le Big Five. Jamais calibré un outil sur un échantillon. Mais il a un avis. Ferme. Définitif. Avec des emojis qui rigolent.

LinkedIn a créé un nouveau métier : expert en rien, compétent en tout.

Le mécanisme est toujours le même.

Tu publies un post sur ton domaine.
Un inconnu débarque.
Il confond un modèle théorique avec un test.
Il confond un éditeur d’outils avec un vendeur d’alarmes.
Il confond un constat avec une technique de vente.
Mais il « repère les méthodes douteuses à des kilomètres ».

Évidemment.

C’est de l’ultracrépidarianisme en temps réel. Donner un avis définitif sur un domaine qu’on ne maîtrise pas, avec photo de profil et titre ronflant. Dunning et Kruger ont décrit le mécanisme. Les Grecs avaient déjà trouvé le mot.

Le pire, c’est que ces gens-là ne se rendent pas compte du service qu’ils te rendent. Chaque commentaire à côté de la plaque booste ton post. Chaque affirmation fausse te donne l’occasion de poser des faits. Ton audience lit. Ton audience compare. Et ton audience voit très bien celui qui sait de celui qui brasse du vent.

Donc merci.

Continuez à m’expliquer mon métier. L’algorithme adore ça.

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Eudonia
eudonia . fr
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