L’IA devait te libérer. Elle t’a piégé.
Minuit passé. Tu lances un dernier prompt.
Pas parce qu’on te le demande.
Parce que tu peux.
Un script à optimiser. Un truc qui traînait depuis des mois. « Encore un petit prompt ».
Tu te sens bionique. En réalité, tu es enchaîné.
Deux chercheuses de Berkeley, 8 mois d’immersion dans une boîte tech de 200 personnes (Harvard Business Review, février 2026).
Pas un sondage. De l’observation directe.
L’IA n’a pas réduit le travail. Elle l’a intensifié.
Personne n’a demandé à ces gens de bosser plus. Ils l’ont fait seuls. L’IA rendait chaque tâche si fluide qu’ils en absorbaient d’autres. Des product managers ont codé. Des chercheurs ont pris des rôles d’ingénieur. Les recrutements prévus ? Annulés.
Le cycle est vicieux : l’IA accélère → les attentes montent → le périmètre s’élargit → la charge explose. Aucun point d’arrêt naturel.
Le plus pervers : les employés décrivaient l’IA comme un « partenaire ».
Un partenaire qui ne dort jamais, ne fatigue jamais, et ne te dit jamais stop.
On te vend une épée plus tranchante. Personne ne mentionne que les monstres ont aussi changé de niveau.
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De l’IA, de l’Humain et des outils
Eudonia
eudonia . fr
❝ L’IA est au cœur des pensées. L’Humain est plus que jamais sollicité. ❞
